A Bernex et Carouge, on veut faire appel à la magie de la Coupe

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Si elle ne se fait jamais autant ressentir en Suisse que dans les pays voisins, où les forces basculent parfois et les Petits Poucets parviennent à écrire des scénarios aussi improbables qu’incroyables, la magie de la Coupe demeure toutefois existante dans les cœurs et les têtes des joueurs amateurs qui peuplent les petites ligues helvétiques. Et ce week-end à l’occasion des 32es de finale de la Coupe de Suisse 2019/2020, ils seront sans doute nombreux, jeudi, vendredi et samedi soirs, à se laisser aller dans les bras de Morphée avec de jolis songes en tête. Les uns s’imaginant trouver la faille à un instant décisif, les autres se voyant volontiers écarter un tir au but au bout de deux heures de pensum.

A Genève, Signal Bernex (contre Thoune) et, dans une moindre mesure, Etoile Carouge (face à Young Boys), auront le droit de nourrir des rêves, de vouloir aller titiller les étoiles. Le temps, peut-être, d’une journée ou d’une soirée fastes, de celles qui s’inscrivent dans la mémoire, pour l’éternité.

En s’attaquant aux champions de Suisse vendredi soir, les Stelliens doivent croquer dans le plus gros morceau du pays, mais les deux catégories qui les séparent des Bernois sont un moindre mal si on compare cette situation-là avec celle des Bernésiens face aux Oberlandais. Reste que la difficulté sera bien présente à la Fontenette, où il faudra toutes les valeurs du monde pour que l’équipe de Promotion League puisse imaginer renverser le ténor national. Le rusé Jean-Michel Aeby et le toujours actif Geoffrey Tréand ont en tout cas le mérite de s’accrocher à l’idée d’écrire un morceau d’histoire.

Sur les hauteurs du canton, à Bernex, on se réjouit surtout d’avoir tiré un gros poisson avec le FC Thoune (match dimanche à 15 h). Certes, ce n’est pas YB ou Bâle, mais tout de même: il y a quatorze ans, les Oberlandais faisaient rêver la Suisse en Ligue des champions. Mieux, ils se sont depuis imposés, malgré les ennuis financiers et des moyens dérisoires, comme une sérieuse écurie de l’élite au fil des neuf dernières années.

Autant dire que c’est un immense défi que s’apprêtent à relever les «Jaune et Noir», contre un onze qui reste sur une victoire à Lucerne (0-2) mais qui se sera entretemps déplacé à Moscou dans le cadre des éliminatoires de l’Europa League. La fatigue thounoise pourrait être un atout pour les Bernésiens. Qui ne manqueront pas de saupoudrer l’événement de la magie de la Coupe.

Le rêve est en marche.

 

Arnaud Cerutti, le 13 août 2019

 

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