Boris Cespedes, la belle surprise de Geiger

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Boris Cespedes a été élu homme du match Servette-Lucerne par les supporters du club genevois. Il y a encore quarante-huit heures, rares sont ceux qui auraient imaginé cela. A part, peut-être, Alain Geiger, qui a su lancer dans le bain le pur produit du club en remplacement de l’infortuné Gaël Ondoua. Bien vu de la part du technicien valaisan, alors que nombreux étaient ceux qui souhaitaient que le jeune homme retourne à Etoile Carouge plutôt qu’il ne demeure en Super League. Désormais âgé de 24 ans, «Bobo» a pleinement justifié la confiance de son staff en neutralisant les velléités lucernoises et en livrant ce qui est sans doute son meilleur match avec le maillot grenat sur ses épaules.

Bien sûr, Cespedes n’est pas devenu en nonante minutes un pilier du SFC, mais la prestation qu’il a livrée pour la première victoire genevoise de la saison lui permet de démontrer qu’il a pleinement sa place dans le groupe servettien. S’il ne fait aucun doute qu’Ondoua récupérera vite la place de titulaire qui est la sienne dans l’entrejeu, l’envie et l’impact affichés par son cadet ont rassuré beaucoup du monde au sein du club comme en dehors. Les tribunes n’ont-elles pas unanimement salué la prestation du bonhomme?

Autoritaire, courageux dans les duels, clairvoyant, Boris Cespedes, qui a enfilé son premier maillot du SFC à l’âge de six ans, surfe actuellement sur une bonne vague et tout le monde doit en profiter. D’autant plus qu’il estimait lui-même disposer encore «d’une grande marge de progression» à ce poste, nouveau pour lui qui a été formé comme attaquant. S’il garde son sérieux et son application, le milieu de terrain est parti pour signer une très belle saison. A l’heure où tout le monde a bien compris que d’avoir une profondeur de banc peut rendre bien des services au fil d’un exercice, Geiger et son staff peuvent se frotter les mains de pouvoir s’appuyer sur un «Bobo» de cette trempe-là. «Pourvu que cela dure», murmure-t-on dans les entrailles du Stade de Genève.

 

Arnaud Cerutti, le 5 août 2019

 

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Commentaires

  • Cespedes, c'était un peu l'éternel espoir, le gars doué reconnu, à la nonchalance irritante. Une manière teintée d'arrogance de ne compter que sur sa supériorité technique.
    Mais à 24 ans on ne peut plus se satisfaire de ce statut, et le retour en super league du Servette semble être le bon détonateur.
    Mais par comparaison, T Cognat s'est imposé comme un véritable taulier avec une niaque d'enfer , en une année, alors qu'il est 3 ans plus jeune que le Boris.
    Comme le jeune Elliott que l'on a pu voir à la Praille la semaine dernière avec Liverpool. Il est de 2003 ... et une volonté de chaque instant.
    Il semble que les évolutions lentes soient plus solide, mais il était temps que Cespedes prenne ses responsabilités

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